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Investissement dans les hydrocarbures : le secteur privé sénégalais réclame une place de premier plan

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Le secteur privé sénégalais entend jouer un rôle beaucoup plus important dans le développement de l’industrie pétrolière et gazière nationale. Réunis mardi à Dakar lors d’un atelier national consacré à l’investissement local dans les hydrocarbures, les acteurs économiques ont plaidé pour une implication accrue des entreprises nationales, au-delà des seules activités de sous-traitance.

Prenant la parole au nom du secteur privé, le président du Club des investisseurs du Sénégal, Amadou Ly, a insisté sur la nécessité de faire des entreprises sénégalaises de véritables partenaires stratégiques de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières. Citant la formule « Tout ce qui est fait pour moi, sans moi, est fait contre moi », il a appelé à une participation pleine et entière des opérateurs locaux à cette industrie en pleine expansion.

Amadou Ly a salué l’approche inclusive adoptée par le ministère de l’Énergie et du Pétrole, qui a associé les représentants du secteur privé aux réflexions sur le contenu local et les mécanismes d’investissement.

Toutefois, il a souligné plusieurs contraintes qui freinent l’émergence des entreprises sénégalaises dans cette filière stratégique. Parmi les principaux défis figurent les difficultés d’accès au financement, les exigences élevées en matière de certifications industrielles ainsi que l’absence d’une définition suffisamment précise de l’entreprise locale, favorisant selon lui une « sénégalisation de façade » de certaines sociétés étrangères.

Pour lever ces obstacles, le président du Club des investisseurs du Sénégal a proposé la mise en place d’un mécanisme de financement public-privé spécifiquement adapté aux besoins des petites et moyennes entreprises. Il estime que des institutions telles que la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS), la Banque nationale pour le développement économique (BNDE) et l’Agence nationale chargée de la promotion des investissements et des grands travaux pourraient être associées à cette initiative.

Dans la même dynamique, il a recommandé l’organisation de missions de benchmarking dans des pays producteurs de pétrole et de gaz comme le Nigeria, le Brésil ou la Malaisie, afin de s’inspirer des meilleures pratiques en matière de contenu local et de développement des entreprises nationales.

« Le secteur privé national ne veut pas être un simple spectateur de la création de richesses énergétiques au Sénégal. Il aspire à devenir l’un des principaux acteurs de cette nouvelle économie », a-t-il affirmé.

Clôturant les échanges, le ministre de l’Énergie et du Pétrole, El Hadji Abdourahmane Diouf, a appelé les établissements bancaires à accompagner davantage les entreprises locales en facilitant leur accès au financement, condition essentielle pour renforcer leur compétitivité et leur présence dans les grands projets pétroliers et gaziers du pays.

Cette version adopte un style plus proche de celui des grands médias économiques, avec une meilleure hiérarchisation de l’information et une écriture plus fluide.

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