Le champ pétrolier de Sangomar poursuit ses performances au-delà des prévisions. Dans son rapport du deuxième trimestre 2026, Woodside Energy, opérateur du projet, annonce une production de 41,3 millions de barils d’équivalent pétrole sur l’ensemble de son portefeuille, portée notamment par les excellents résultats enregistrés au Sénégal.
À Sangomar, la production s’est maintenue à un niveau proche de la capacité nominale, avec une moyenne de 99 000 barils de pétrole par jour (base 100 %), dont 86 000 barils par jour pour la part de Woodside. Le champ a également affiché un taux de fiabilité de 99,3 %, confirmant la stabilité de ses opérations.
Selon Woodside, ces résultats s’expliquent par une productivité des réservoirs supérieure aux prévisions, en particulier dans les réservoirs inférieurs S500. L’entreprise souligne que le soutien de pression de l’aquifère, associé à une optimisation des puits et du réseau de production, a permis de prolonger le plateau de production initial et de limiter le déclin naturel du gisement.
« Nous avons enregistré une production de 41,3 millions de barils d’équivalent pétrole au deuxième trimestre, marquée par une fiabilité exceptionnelle de 99,3 % à Sangomar », a déclaré la directrice générale de Woodside Energy, Liz Westcott. Elle estime que cette régularité renforce la visibilité sur les objectifs de production de l’entreprise pour 2026.
Ces performances encouragent désormais Woodside et les autorités sénégalaises à accélérer les discussions sur une phase 2 du développement de Sangomar. Cette nouvelle étape viserait à exploiter les réservoirs supérieurs S400 et à augmenter la capacité de production du champ.
Deux ans après la production du premier baril, le 11 juin 2024, les échanges entre Woodside, PETROSEN et l’État du Sénégal se poursuivent afin d’évaluer les conditions de ce futur développement.
Les bons résultats de Sangomar commencent également à se refléter dans les finances publiques. Après avoir généré 72,53 milliards de FCFA de recettes dans la loi de finances rectificative de 2025, les revenus issus des hydrocarbures ont continué à soutenir les recettes de l’État au premier trimestre 2026. D’après le Rapport trimestriel d’exécution budgétaire, cette progression est principalement portée par l’impôt sur les sociétés, notamment l’impôt sur les sociétés pétrolier.


